Un important dispositif a été mis en place hier soir. En vain. La décision a été prise de ne pas reprendre les recherches ce matin. La gendarmerie estime que l'avion aperçu a peut-être connu une difficulté passagère que le pilote est parvenu à résoudre seul avant de se poser ou bien qu'il s'agissait d'un avion de voltige.
Un appareil non identifié
Aux environs de 17h40, plusieurs témoins situés dans des lieux différents aperçoivent un appareil semblant en difficulté: il donne l'impression de perdre de l'altitude et de suivre une trajectoire non rectiligne. De plus, il dégage de la fumée noire.
Ces témoins qui n'ont pas pu confirmer s'il s'agissait d'un avion ou d'un ULM (il avait en tous cas des ailes ce qui exclut l'hypothèse d'un paramoteur) ont aussitôt alerté les secours. Les pompiers de Moselle mettent alors en place une cellule de crise à la salle des fêtes de Coutures (57).
Une centaine de pompiers professionnels et bénévoles équipés d'engins tout-terrains, de quads, de vélos ou même à pied ont parcouru la zone supposée du crash. Un hélicoptère de l'armée survolait le périmètre muni d'une caméra thermique.
Les recherches devaient reprendre ce matin.
Aucune piste pour l'instant
Dès que l'alerte est donnée, les responsables des secours contactent aussitôt les différents aérodromes militaires et civils de la région (Louvigny, Metz, Ochey, Phalsbourg) avec lesquels les pilotes doivent avoir au moins un contact radio d'identification. Aucun d'eux n'avait reçu d'appel de ce genre. Les responsables de tous les aéroclubs de Lorraine sont également contactés. Mais à l'heure où l'avion en difficulté a été vu, tous les appareils étaient dans leurs hangars. À cette heure-là, on entrait en période de nuit aéronautique et les contrôles aériens de la région n'avaient pas connaissance de plan de vol déposé pour un avion devant survoler la région.


